jueves, 22 de septiembre de 2011

Révélations sur l’assassinat des moines de Tibhirine : "Plus que l'ombre d'un soupçon sur l'armée algérienne"



Canal + diffuse lundi 19 septembre le documentaire de Jean-Baptiste Rivoire, « Le crime de Tibhirine ». Un livre paraît, sous le même titre, jeudi 22 septembre, aux éditions La Découverte. Après dix-huit mois d’enquête, le journaliste spécialiste des affaires algériennes a réuni de nouveaux témoignages qui accusent la sécurité militaire algérienne d’avoir enlevé, puis fait exécuter, les sept trappistes français, au printemps 1996 en Algérie.

Entretien

Au printemps 1996, sept trappistes français sont enlevés du monastère de Tibhirine en Algérie, avant d’être exécutés, quelques semaines plus tard. Un communiqué attribué au Groupe islamique armé (GIA) revendique cet assassinat. Mais votre enquête accuse la sécurité militaire algérienne. Pourquoi aurait-elle monté une telle opération ?
Il faut rappeler que dans les années quatre-vingt-dix, l’Algérie était en pleine guerre civile. Or, pendant cette période, les moines ont soigné discrètement les insurgés islamistes qui avaient pris le maquis autour de Tibhirine. Et cela va même plus loin : des témoins nous affirment que les religieux les laissaient parfois se « planquer » (dans l’enceinte de la propriété).

> Vous dites que les moines ont été complices des islamistes ?
Non! Ils étaient en empathie avec les familles du secteur. On disait à ces insurgés : «Venez (au dispensaire) avec les autres mais discrètement». Du point de vue des moines, c’était de l’humanitaire, de la charité et cela n’avait rien d’un soutien idéologique : pendant la guerre d’Algérie (entre 1954 et 1962), le monastère avait soigné de la même manière des combattants du FLN (Front de Libération Nationale). Mais pour l’armée algérienne, cette attitude «humanitaire» (avec les islamistes) était très difficile à accepter, selon les repentis de la sécurité militaire que nous avons rencontrés.

> Mais n’y avait-il pas plus simple que d’organiser un enlèvement ?
Les autorités algériennes ont convoqué à plusieurs reprises le prieur du monastère, Christian de Chergé. Toutes les demandes officielles pour que les moines partent – y compris celle adressée au Vatican – sont restées vaines. Donc, d’après les témoins interviewés, le général Lamari (ex-directeur de la sécurité intérieure, décédé en 2007) a envisagé de faire enlever les religieux par un commando militaire mais il y a renoncé car cela n’aurait pas été très discret. D’où un second scénario : il a demandé à trois agents infiltrés de monter une opération d’enlèvement, avec un commando mixte composé notamment de quinze islamistes qui n’étaient au courant de rien. Selon ce qu’expliquent les témoins, il ne s’agissait pas de tuer les moines mais, premièrement, de les faire partir pour qu’ils arrêtent de soigner des islamistes; deuxièmement, de discréditer les islamistes; et troisièmement, d’obtenir les remerciements de la France – les religieux auraient ensuite été relâchés et expulsés. L’Algérie se débarrassait ainsi de témoins gênants.

> Cela peut paraître tortueux…
Non, cela paraît assez cohérent. En 1993, des Français, les époux Thévenot, avaient été enlevés à Alger. Le scénario avait été le même : un faux enlèvement islamiste destiné à faire monter la pression en France. Les otages avaient été traités très correctement et relâchés après acceptation des demandes algériennes. Ils avaient été envoyés aux îles Fidji. On n’y avait vu que du feu.

> Sauf que dans l’affaire de Tibhirine, les otages ont été tués..
Parce que tout ne s’est pas passé comme prévu et que les militaires auraient eu peur d’être démasqués. D’abord, deux moines avaient été « oubliés » au monastère au cours de l’opération d’enlèvement : il y avait le risque qu’ils parlent, d’autant plus que le chef des islamistes dans la région du monastère, Ali Benhadjar, avait diffusé un communiqué où il disait en gros : « je ne suis pour rien dans l’enlèvement, et tout ça, ça sent mauvais les services algériens ». Fin avril 1996, les responsables des ravisseurs apprennent que la France a envoyé un de ses agents pour essayer de négocier avec Djamel Zitouni (suspecté de collaborer avec les militaires, il est un chef du Groupe islamique armé (GIA) dont un communiqué avait revendiqué l’enlèvement des moines-NDLR). C’est là que les responsables des ravisseurs auraient décidé de l’exécution, dans une caserne secrète à Blida.

> Justement, il existait des rivalités entre islamistes. L’enlèvement des moines peut très bien avoir été orchestré par certains insurgés pour affaiblir le camp d’Ali Benhadjar dans la mesure où ses hommes se faisaient soigner au monastère.
Cette hypothèse est actuellement relayée par la sécurité militaire algérienne, car elle présente l’avantage de tenir compte de la proximité désormais avérée entre Benhadjar et les moines. Et, de fait, le groupe GIA de Djamel Zitouni s’opposait alors aux hommes de Benhadjar depuis plusieurs mois dans la région de Tibhirine. Seul problème, cette hypothèse omet un fait essentiel ; entre octobre 1994 et juillet 1996, le GIA de Djamel Zitouni est contrôlé, au niveau de sa direction, par la sécurité militaire et plus précisément par le général Smain Lamari. Certaines notes confidentielles laissent supposer que Zitouni était utilisé pour « éclaircir le terrain » et « éliminer des groupes concurrents ». Alger continue à laisser entendre aux journalistes que les moines furent tués par Zitouni, mais sur la base de quels témoignages, de quelles sources, de quels indices ? Aucun, sinon une version officielle jamais documentée et comprenant de nombreuses failles. Pour ma part, après dix-huit mois d’enquête, je n’accorde plus aucune crédibilité à la version officielle d’Alger, celle du « crime islamiste ». Il y a plus que l’ombre d’un soupçon sur l’armée algérienne.

> La décision d’exécuter les moines peut laisser supposer que ceux-ci connaissaient la véritable identité des ravisseurs.

Avaient-ils compris que c’était une histoire de manipulation, une affaire d’Etat? C’est une vraie question. Je pense souvent aux hésitations de frère Luc, sur la bande sonore diffusée par les ravisseurs : « Je suis en otage par… comment ça s’appelle, la… Jemma… Islamiya ». ça, ça m’a toujours intrigué. Certains des moines parlaient arabe depuis trente ans, ce n’est pas neutre. Selon Karim Moulay (repenti de la sécurité militaire), ses chefs craignaient que les religieux aient compris des choses.

> Seules les têtes des moines ont été retrouvées. Pourquoi les corps n’ont-ils pas été rendus ?
Parce qu’il existait un risque d’autopsie qui aurait pu venir contredire la version officielle.

> Karim Moulay, l’un des témoins que vous interrogez, affirme que les moines ont été torturés – et que c’est pour cette raison que les corps n’auraient pas été rendus, car cela aurait pu mettre sur la piste de l’armée. Mais ce point soulève un gros doute. Pourquoi donc l’armée aurait-elle torturé des moines ?

Vous avez raison, on peut se poser la question. C’est un point que je n’ai pas trop voulu développer, par respect pour les familles. Cependant, l’hypothèse évoquée à ce stade par Karim Moulay, c’est que l’armée aurait fait appel à un escadron pour être sûr qu’aucun militaire ne parle. Et ces escadrons, dit-il, étaient capables de tout.

> Ce qui est embarrassant, c’est que nous n’avons pas, dans votre enquête, la version des autorités algériennes. Vous dites qu’elles n’ont pas répondu à vos sollicitations. Comment l’expliquez-vous ?
Nous avons envoyé des fax très polis en leur disant que nous étions très embêtés, car d’anciens officiers algériens mettaient en cause des gens très précis. Nous voulions confronter ces accusations avec leur point de vue. Mais il n’y a eu aucune réaction. Je ne comprends pas que les autorités algériennes puissent laisser publier de telles choses. Ce régime est assez autiste dès lors qu’il est question d’évoquer de possibles turpitudes de l’armée.

> Je vais faire de la provocation mais est-ce que vous « rêvez » d’un procès en diffamation pour connaître leur point de vue ?
Je ne rêve pas que l’on me fasse des procès. Pour le livre, comme pour le documentaire sur Canal +, nous avons évidemment fait attention (à la formulation). Je ne crois pas du tout que le général Mohamed Mediene, dit « Toufik », qui dirige la sécurité militaire depuis vingt et un ans en Algérie, fera un procès. Il n’en a jamais fait et ne s’est quasiment jamais exprimé. A Alger, le niveau de paranoïa est pire qu’à l’époque de la République démocratique allemande avec la Stasi.

> Dans votre enquête, vous faites témoigner anonymement « Rachid », un membre présumé du commando auteur de l’enlèvement des moines. Quelle garantie que cette personne et d’autres ne vous manipulent pas ?
Il y a eu un très gros travail de vérification en posant des questions piège. Nous avons mis trois mois à nous procurer des cartes d’état-major algériennes, dont la diffusion est interdite en France, pour vérifier point par point le parcours du commando auteur de l’enlèvement. Nous avons d’autres informations, que nous ne donnons pas, pour préserver la vie de ce témoin. J’en sais plus que ce que je dis – sur ses accointances, sur ce qu’il faisait et sur ordre de qui. Je connais la composition du commando et je vois la place qu’il y occupait. Mais si je dis un mot de trop sur lui, demain, il a une balle dans la tête. Si la justice française lui donnait un statut protégé, il parlerait davantage. Il aurait des chances d’être mis en cause et de faire de la prison. Mais il ne m’a pas donné l’impression de se rendre compte de la gravité de ses actes.

> Est-ce lui qui est venu frapper à votre porte ou vous qui êtes allé le chercher ?

Aucun des deux. Et c’est ce qui a pesé dans la balance de leur crédibilité. Lui, comme les autres témoins, sont des personnes qui ont contacté des organisations des droits de l’Homme, et pas forcément pour parler des moines au départ : « Rachid » avait des choses à dire sur le Groupe islamique armé, Karim Moulay, ex-membre de la sécurité militaire, voulait parler de l’assassinat d’un recteur de la faculté en 1994. Si quelqu’un était venu me voir pour cette enquête, je me serais méfié. J’ai toujours peur qu’ « on » m’envoie un faux témoin, et qu’« on » me glisse des peaux de banane sous les pieds.

> Dans votre documentaire, les ex-membres de la sécurité militaire parlent à visage découvert. Cela peut alimenter des doutes sur leur sincérité.
S’ils parlent sans se cacher, c’est pour sortir de ce système étouffant. Le printemps arabe les incite à le faire davantage : ils espèrent que les choses vont tourner. A un moment, ils ont vécu tellement de crimes, qu’ils se disent : « c’est trop ». Ils ont fui il y a plusieurs années en Europe et il faut bien comprendre qu’ils ont tout perdu : leurs familles, leurs amis. Donc, ils n’ont aucun intérêt à témoigner, si ce n’est pour se mettre en danger de mort. Karim Moulay est réfugié en Ecosse et il existe un risque qu’il soit assassiné, même si les autorités britanniques veillent de près à ce qu’il ne lui arrive rien. Moulay annonce la sortie d’un livre dans lequel il pourrait donner les noms des quatre qui auraient fait partie du commando d’élimination des moines. Le juge français Marc Trévidic (chargé de l’instruction) peut entendre ce témoin qui souhaite parler à la justice.

> Des islamistes peuvent avoir intérêt à salir l’armée algérienne…
Non. Il y a eu des lois d’amnistie après la guerre. Benhadjar par exemple, l’ex-chef islamiste de la région de Tibhirine qui témoigne dans cette enquête, vit aujourd’hui tranquillement à Médéa. Il a toujours dit que de vrais islamistes faisaient partie du commando qui a enlevé les moines. Il ne cherche pas à dédouaner son camp.

> Nous sommes en 2011. Les moines ont été assassinés il y a plus de quinze ans et on ne connaît toujours pas avec certitude les vrais responsables. Pourquoi la recherche de la vérité est-elle aussi longue?
Cela ne devrait pas être aux journalistes de creuser pour retrouver les coupables. Notre travail est une enquête journalistique qui n’est pas une vérité judiciaire. Nous ne sommes pas là pour dire que tel ou tel témoin a raison, mais qu’il est nécessaire que, pour ceux qui ne l’ont pas encore été, ces témoins soient entendus par la justice d’une manière honnête. Dans cette affaire, la justice française n’a pas enquêté avant 2003, quand une famille des moines et Armand Veilleux, ex-procureur général des Trappistes, ont porté plainte. Cela fait quinze ans que la France officielle protège les assassins de Tibhirine. Pourquoi? Je ne peux pas répondre à cette question. Je peux simplement faire des suppositions. Une coopération étroite existait entre les services français et algériens pendant la « sale guerre » pour une bonne raison : lutter contre islamistes – ce qui a été en partie efficace. Quand la France s’est aperçue que les services algériens eux-mêmes avaient pu organiser des attentats ou opérations pour faire pression sur elle, on a préféré couvrir cette affaire de Tibhirine d’un voile pudique… Le résultat, c’est que l’ensemble des Algériens portent indistinctement ce crime. Souvenons-nous de ce que le prieur de Tibhirine, Christian de Chergé, avait écrit dans son Testament spirituel : « Je ne vois pas comment je pourrais me réjouir que ce peuple que j’aime soit indistinctement accusé de mon meurtre ». Quand un crime est commis, les personnes impliquées doivent répondre de leur crime.

Entretien réalisé par Nicolas Ballet (nicolas.ballet@leprogres.fr)

> Pour aller plus loin, notre dossier sur Tibhirine (mars 2011), avec le témoignage du frère Jean-Pierre, dernier moine rescapé du drame

> NOTE
« Le crime de Tibhrine» : un documentaire de Jean-Baptiste Rivoire diffusé ce lundi 19 septembre à 22h35 sur Canal + (en crypté). Cette enquête paraît jeudi 22 septembre sous le même titre aux éditions La Découverte (328 pages, 20 euros).

viernes, 16 de septiembre de 2011

Le trader suisse Alexandre Wohlwend craint une débâcle à la BNS (vidéo)

La semaine dernière, la BNS (Banque Nationale Suisse) annonçait avec surprise le plafonnement de l’Euro à 1.20 pour 1.00 Chf (franc suisse). Nous avons donc demandé l’avis d’un spécialiste en la matière; Alexandre Wohlwend, banquier, trader et CEO de Arabesque Wealth Management.

Un document indispensable, réalisé en partenariat avec nos amis dOTVQTV, pour comprendre les enjeux de la crise de la dette.

Mecanopolis

martes, 13 de septiembre de 2011

11 de Septiembre del 2001: el día en que Mortadelo y Filemón tomaron el control de los Estados Unidos

Ya en 1993, mientras Mortadelo y Filemón hacían de las suyas, el avión se estrellaba contra las Torres...

esulta que una panda de malísimos árabes, armados de peligrosísimos cortauñas burlaron todos los servicios de seguridad y consiguieron hacerse con el control de cuatro sofisticadísimas aeronaves, a pesar de que no habían llegado a aprender a pilotar ni un aeroplano.
Resulta que, pese a que todas las agencias del mundo habían avisado a la CIA de que iba a suceder tal atentado y que hasta personajes famosos como Benjamin Netanyahu, John Ascroft (entonces fiscal general) o Salman Rushdie (entre un largo etcétera) habían sido avisados de que no volaran a Nueva York aquel día, y no bastando con ello, cientos de judíos y altos ejecutivos de sus respectivas empresas recibieron sus correspondientes SMS de la empresa Odigo avisándoles de que no fueran a trabajar a las torres gemelas aquella mañana. Con todos esos datos y miles de otros, Mortadelo y Filemón, que habían cambiado el servicio de la española TIA a la CIA, no pudieron evitarlo.

Tras una hora de vuelo en sentido contrario al planeado, el primer avión se estrelló contra el mayor centro financiero del Planeta sin que los agentes capitaneados por Mortadelo y Filemón se dieran por enterados. Pero es que pasó otra media hora hasta que se estampara el segundo, sin que Mortadelo y Filemón fueran capaces de interceptar a los agresores.

No bastando con esto, una hora después, un tercer avión capitaneado por los maléficos barbudos se acercó, como si tal cosa, sobre el Pentágono, posiblemente, el lugar más inexpugnable del Planeta, y volvió a hacer blanco sin que ni uno sólo de los sistemas de seguridad que lo protegen se dignara a aparecer, y eso que ya habían impactado los aviones contra las torres gemelas. (Nos podemos imaginar las escenas de los agentes españoles apretando botones y poniéndolo todo del revés).

Aquel día, decididamente, la realidad de Mortadelo y Filemón se apoderó del Planeta. La broma más absurda que una cabeza podría imaginar, se hizo realidad.

Los medios de comunicación de todo el Planeta se creyeron de cabo a rabo esta gilipollez supina. Y la mayor parte de la población. Incluidos algunos de vosotros. Durante años.

Evidentemente, aquellos que idearon esta broma satánica son responsables de lo que ocurrió. Y también, todos los periodistas que, durante años, han faltado al primer axioma del Periodismo. CONTRASTAR LA NOTICIA. Dudar de ella. Dar voz a los que no piensan como la mayoría.

Ellos son responsables. Pero es hora de que cada persona que durante un tiempo se creyó la versión oficial, revise en qué estaba pensando durante todos esos días, semanas, meses y años en los que vivió la Realidad de un tebeo de Mortadelo y Filemón. El sentido de la Verdad de todas las personas que han creído, por un tiempo, una tontería tan grande, estaba claramente distorsionado, casi que enfermizamente, por lo que realmente estaban viviendo en una Realidad delirante.

Es cierto que vivimos en una sociedad enferma, capaz de creerse una gilipollez de este calibre, pero cada uno debe revisar su conciencia y ver en qué otras tonterías mayúsculas está creyendo.

De momento, es lo único que podemos hacer: revisar todas y cada una de nuestras creencias y, sobre todo, dar marcha atrás en el túnel de nuestra memoria y recapitular cómo fue posible que te pudieras creer semejante mentira, quién estaba gobernando la nave de tu mente. Generar una gran catarsis colectiva.

Aunque en España se han publicado este año al menos tres reportajes sobre la versión no oficial (El Mundo, Publico y ABC), los que viven en el delirio siguen teniendo el control de la nave.

Evidentemente, así nos va.

http://www.rafapal.com/?p=11336

miércoles, 7 de septiembre de 2011

La contrarrevolución en Medio Oriente

Un clan de Arabia Saudita, los Sudairi, es el eje a la ola contrarrevolucionaria que Estados Unidos e Israel han desencadenado en el Medio Oriente. En una amplia síntesis, publicada por episodios en el más importante diario de lengua rusa, Thierry Meyssan nos ofrece, desde Damasco, un panorama general de las contradicciones que estremecen esa región.

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Esta imagen provocó un verdadero escándalo en Estados Unidos: en la reunión del G20, el presidente estadounidense Barack Obama se inclina ante el soberano saudita y besa su mano.

En unos meses, 3 gobiernos prooccidentales han sido derrocados en el mundo árabe: en Líbano el parlamento expulsó del poder al gobierno de Saad Hariri y los movimientos populares derrocaron a Zine el-Abbidine Ben Ali en Túnez y, en Egipto, a Hosni Mubarak, posteriormente arrestado.

Estos cambios de régimen se acompañan de manifestaciones contra la dominación estadounidense y el sionismo. Favorecen, en el plano político, al eje de la resistencia conformado, en el plano estatal, por Irán y Siria, y en el plano infraestatal por los movimientos Hezbollah y Hamas.

Para imponer la contrarrevolución en la región, Washington y Tel Aviv han recurrido a su mejor apoyo: el clan de los Sudairi, que representa mejor que cualquier otra fuerza el despotismo al servicio del imperialismo.

Los Sudairi

Aunque es posible que el lector nunca haya oído hablar de ellos, los Sudairi son desde hace varias décadas la organización política más rica del mundo.
Los Sudairi son 7 de los 53 hijos del rey Ibn Saud –el fundador de Arabia Saudita. Son específicamente los 7 hijos de la princesa Sudairi. Su cabecilla fue el conocido rey Fahd, cuyo reinado se extendió de 1982 a 2005. Desde la muerte de Fahd, sólo quedan 6 Sudairi.
El mayor es el príncipe Sultan, ministro de Defensa desde 1962, de 85 años. El más joven, con 71 años, es el príncipe Ahmed, ministro adjunto del Interior desde 1975. Desde los años 1960, es el clan de los Sudairi el que ha venido organizando, estructurando, financiando los regímenes títeres prooccidentales del «Medio Oriente ampliado».

En este punto se hace indispensable un recuento histórico.

Arabia Saudita es una entidad jurídica que los británicos crearon para debilitar el Imperio Otomano durante la Primera Guerra Mundial. A pesar haber sido el inventor del concepto de «nación árabe», Lawrence de Arabia nunca logró convertir el nuevo país en una nación, y menos aún en un Estado. Arabia Saudita era, y sigue siendo, una propiedad privada de la familia Saud. Como se demostró a través de la investigación judicial británica que tuvo lugar durante el escándalo Al-Yamamah, ya en pleno siglo XXi, no existen hoy en día cuentas bancarias ni presupuesto del reino. Son las cuentas de la familia real las que se utilizan para administrar lo que sigue siendo la posesión privada de los Saud.

Al término de la Segunda Guerra Mundial, el Reino Unido ya no contaba con los medios necesarios para mantener su imperialismo, así que el territorio de Arabia Saudita pasó a depender de Estados Unidos. El presidente Franklin D. Roosevelt concluyó entonces un acuerdo con el rey Ibn Saud: la familia Saud se comprometía a garantizar el aprovisionamiento de petróleo a Estados Unidos a cambio de la ayuda militar necesaria para que los Saud pudieran mantenerse en el poder. Esa alianza se conoce como el Acuerdo del Quincy por haberse firmado a bordo del navío del mismo nombre. Se trata de un acuerdo, no de un tratado, porque no fue firmado entre dos Estados sino entre un Estado y una familia.

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El Acuerdo del Quincy ata Estados Unidos a la familia Saud.

El rey fundador, Ibn Saud, tuvo 32 esposas y 53 hijos, lo cual rápidamente dio lugar a graves rivalidades entre los potenciales candidatos a la sucesión. Ya tardíamente se decidió, por lo tanto, que la corona no pasara de padre a hijo sino de medio hermano a medio hermano.

Cinco hijos de Ibn Saud han ocupado el trono hasta el momento. El actual rey, Abdalá I, de 87 años, es un hombre más bien de mente abierta, aunque totalmente desconectado de las realidades contemporáneas. Conciente de que el actual sistema dinástico conduce a la catástrofe, el rey Abdalá quiere reformar las reglas de sucesión. El soberano sería designado entonces por el Consejo del Reino, o sea por una serie de representantes de las diversas ramas de la familia real, lo cual pudiera poner el poder en manos de una generación más joven.

Pero a los Sudairi no les conviene esta sabia iniciativa. Como resultado de varias renuncias al trono, ya sea por razones de salud de los renunciantes o por sibaritismo, los tres próximos aspirantes son miembros de ese clan: el ya mencionado príncipe Sultan, ministro de Defensa, de 85 años; el príncipe Nayef, ministro del Interior, de 78 años, y el príncipe Salman, gobernador de Riad, de 75 años. Si llegara a aplicarse, la nueva regla dinástica perjudicaría a estos personajes.

Lo anterior explica por qué los Sudairi, que nunca han sentido demasiado cariño por su medio hermano, el rey Abdalá, actualmente lo odian.
También explica por qué han decidido utilizar todas sus fuerzas en la actual batalla.

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El príncipe Bandar y su «hermano» George W. Bush.

El regreso de Bandar Bush

A fines de los años 1970, el futuro rey Fadh dirigía el clan de los Sudairi. Y se fijó en las raras cualidades de uno de los hijos de su hermano Sultan: el príncipe Bandar. Lo envió a negociar contratos de armamento en Washington y le gustó la manera como Bandar logró comprar el consentimiento del entonces presidente de Estados Unidos James Carter.

Al llegar al trono, en 1982, el rey Fadh convirtió al príncipe Bandar en su hombre de confianza. Lo nombró agregado militar y posteriormente embajador en Washington, puesto que Bandar ocupó hasta el fin del reinado de Fahd y el momento en que se produjo su brutal expulsión por parte del rey Abdalá, en 2005.

Hijo del príncipe Sultan y de una esclava libia, el príncipe Bandar es una personalidad brillante y carente de escrúpulos que ha sabido imponerse en el seno de la familia real, a pesar del deshonor inherente al origen de su madre. Bandar es actualmente el brazo ejecutor de los gerontócratas del clan Sudairi. Durante su larga estancia en Washington, el príncipe Bandar se hizo amigo de la familia Bush, en particular de George Bush padre, a tal punto que ambos llegaron a ser ambos inseparables. George Bush padre llega incluso a presentar al príncipe Bandar como el hijo que le hubiese gustado tener, al extremo que en Washington llegaron a llamarlo «Señor Bandar Bush». Lo que despierta el agrado de George Bush padre –ex director de la CIA y posteriormente presidente de Estados Unidos– es la inclinación del príncipe Bandar por la acción clandestina.

El «Señor Bandar Bush» se integró a la alta sociedad estadounidense. Es al mismo tiempo administrador vitalicio del Aspen Institute y miembro del Bohemian Grove. El público británico descubrió su existencia a través del escándalo Al-Yamamah: el contrato armamentista más grande de la historia, y también el mayor caso de corrupción.
Durante unos 20 años (desde 1985 hasta 2006), British Aerospace, rápidamente rebautizada como BAE Systems, vendió armamento por 80 000 millones de dólares a Arabia Saudita mientras que depositaba discretamente parte de esa fortuna en las cuentas bancarias de políticos sauditas y probablemente de políticos británicos. Dos mil millones de dólares engrosaron así la fortuna del príncipe Bandar.

El asunto es que Su Alteza tiene muchos gastos. El príncipe Bandar dio empleo a muchos de los combatientes árabes reclutados en la época de la guerra fría por los servicios secretos de Arabia Saudita y Pakistán para luchar contra el Ejército Rojo en Afganistán, a pedido de la CIA y del MI6. Por supuesto, la figura más conocida en ese medio no era otro que el millonario anticomunista convertido en gurú yihadista Osama Ben Laden.

Es imposible decir con exactitud de cuántos hombres dispone el príncipe Bandar. A lo largo de los años, su mano se perfila en numerosos conflictos y actos de terrorismo a través de todo el mundo musulmán, desde Marruecos hasta el Xinkiang chino. A modo de ejemplo, basta con citar el pequeño ejército que había implantado en un campamento de refugiados palestinos en el Líbano, en Nahr el-Bared, bajo el nombre de Fatah al-Islam.

La misión de aquellos hombres consistía en sublevar a los refugiados palestinos, mayoritariamente sunnitas, proclamar un emirato independiente y combatir al Hezbollah chiíta. Pero aquello salió mal porque los salarios de los mercenarios no se pagaron a tiempo. Así que, en 2007, los hombres del príncipe Bandar se atrincheraron en el campamento palestino, 30 000 refugiados tuvieron que huir de allí y el ejército libanés tuvo que librar una batalla de 2 meses para retomar el campamento.

Aquella operación costó la vida a 50 mercenarios así como a 32 civiles palestinos y 68 soldados libaneses.

A principios de 2010, el príncipe Bandar fomentó un golpe de Estado para derrocar al rey Abdalá y poner en el trono a su propio padre, el príncipe Sultan. El complot se descubrió y Bandar cayó en desgracia, aunque sin perder por ello sus títulos oficiales. Pero a fines de 2010, los problemas de salud del rey y las operaciones quirúrgicas a las que tuvo que someterse permitieron a los Sudairi recuperar su influencia e imponer el regreso de Bandar, con el respaldo de la administración Obama.

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Saad Hariri, quien ostenta la doble ciudadanía saudita y libanesa, estableció una alianza con los Sudairi. Después de presentar su renuncia como primer ministro libanés, hace 3 meses que Saad Hariri viene bloqueando la formación de un nuevo gobierno y, mientras tanto, se mantiene en el cargo.

Fue después de una visita al rey, cuando este se encontraba hospitalizado en Washington, y habiendo llegado erróneamente a la conclusión de que el monarca estaba agonizando, que el primer ministro libanés Saad Hariri se alió a los Sudairi. Nacido en Riad, Saad Hariri es saudita pero tiene la doble ciudadanía libanesa. Heredó la fortuna de su padre, que se había enriquecido gracias a los Saud. Saad Hariri tiene por lo tanto una deuda con el rey Abdalá y se convirtió en primer ministro libanés debido a la presión del monarca, aunque el Departamento de Estado abrigaba dudas en cuanto a su capacidad para ocupar el cargo.

Durante su periodo de obediencia al rey Abbalá, Saad Hariri se esforzó por reconciliarse con el presidente sirio Bachar el-Assad. Retiró las acusaciones en contra de este último que lo vinculaban al asesinato de su padre, el ex primer ministro libanés Rafik Hariri, y se disculpó por haberse dejado manipular para crear una tensión artificial entre el Líbano y Siria. Pero al aliarse a los Sudairi, Saad Hariri dio un giro político de 180 grados. De la noche a la mañana renegó de la política de conciliación del rey Abdalá hacia Siria y el Hezbollah y emprendió una ofensiva contra el régimen de Bachar el-Assad para obtener el desarme del Hezbollah y un compromiso con Israel.

Pero el rey Abdalá salió de su estado semicomatoso y no demoró en pedirle cuentas. Sin el indispensable apoyo del monarca saudita, Saad Hariri y su gobierno fueron expulsados del poder por el parlamento libanés, que decidió poner en el cargo de primer ministro a Najib Mikati, otro millonario con doble nacionalidad pero menos aventurero. Como castigo para Saad Hariri, el rey Abdalá abrió una investigación fiscal sobre la principal empresa de la familia Hariri en Arabia Saudita y detuvo a varios de sus colaboradores por fraude.

Las legiones de los Sudairi

Los Sudairi han decido desencadenar la contrarrevolución en todos los sentidos.

En Egipto, país donde financiaban a los Mubarak con una mano y a los Hermanos Musulmanes con la otra, los Sudairi impusieron ahora una alianza entre los Hermanos Musulmanes y los militares proestadounidenses.

Ya reunidos, los miembros de esta nueva coalición egipcia no han hecho otra cosa que repartirse los cargos, excluyendo del poder a los líderes de la revolución de la plaza Tahrir. La coalición se niega a convocar una Asamblea Constituyente y no ha hecho más que agregar algunas enmiendas a la Constitución ya existente.

En primer lugar, la nueva coalición ha proclamado el Islam como religión oficial del Estado egipcio, en detrimento de la minoría cristiana copta –a la que pertenece el 10% de la población– que, oprimida por Hosni Mubarak, se había movilizado contra su régimen. El doctor Mahmud Izzat, el segundo dirigente más importante de los Hermanos Musulmanes, llamó además a la rápida instauración de la charia y al restablecimiento de los castigos islámicos.

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El vocero de los Hermanos Musulmanes en Egipto, Essam Helarían no ha enfocado su campaña electoral en la abrogación de los Acuerdos de Camp David sino en la criminalización de la homosexualidad. Afirma que, aunque la mayoría de la población no se oponga a ese « vicio », un Estado musulmán tiene la obligación reprimirlo en virtud de la charia.

Al joven Wael Ghoneim, quien había desempeñado un papel de primer plano en el derrocamiento de Mubarak, se le prohibió subir a la tribuna en la manifestación de la victoria del 18 de febrero, en la que participaron casi 2 millones de personas. Por el contrario, el predicador estrella de los Hermanos Musulmanes, Yussef al-Qardawi, de regreso en Egipto después de 30 años de exilio en Qatar, se le permitió arengar a la multitud todo lo que quiso. Este personaje, al que Gamal Abdel Nasser había retirado la nacionalidad egipcia, se ha erigido en símbolo de la nueva era: la de la charia y la coexistencia pacífica con el régimen sionista de Tel Aviv.

El premio Nóbel de la Paz Mohamed el-Baradei –al que los Hermanos Musulmanes habían escogido durante la revolución como vocero para ofrecer una imagen de apertura– fue agredido físicamente por los mismos Hermanos Musulmanes durante el referéndum constitucional y ha sido apartado de la escena política.

Los Hermanos Musulmanes han anunciado su propia entrada en la escena política con la creación de un nuevo partido, llamado Libertad y Justicia, que cuenta con el apoyo de la National Endowment for Democracy (NED) y que imita la imagen del AKP turco. También están aplicando la misma estrategia en Túnez, con el Partido del Renacimiento.

En ese contexto, se han cometido actos de violencia contra las minorías religiosas, como la quema de dos iglesias cooptas. Lejos de castigar a los agresores, el primer ministro les ha ofrecido garantías al destituir al gobernador que él mismo acababa de nombrar en la provincia de Qenna, el respetado general Imad Michael… simplemente por ser cristiano copto en vez de musulmán sunnita.

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El Consejo de Cooperación del Golfo (CGC) pidió la intervención de la OTAN en Libia y envió el ejército de Arabia Saudita y la policía emiratí a aplastar las protestas en Bahrein.

En Libia, los Sudairi enviaron hombres armados a Cirenaica antes de que franceses y británicos dieran la señal para el comienzo de la revuelta contra el poder de Tripolitania. Fueron ellos quienes distribuyeron armas y las banderas de las listas roja, negra y verde con la estrella y la media luna, símbolo de la monarquía sanusita, protectora histórica de los Hermanos Musulmanes. El objetivo de los Sudairi en Libia era acabar con el agitador Kadhafi y poner al príncipe Mohamed en el trono de lo que fue en otros tiempos el Reino Unido de Libia.

El Consejo de Cooperación del Golfo fue el primero en pedir una intervención armada contra el gobierno de Trípoli. Y, en el seno del Consejo, fue la delegación de Arabia Saudita la que dirigió las maniobras diplomáticas para lograr que la Liga Árabe aprobara el ataque de los ejércitos occidentales contra Libia.

Por su parte, el coronel Kadhafi había declarado en varios discursos que no había ninguna revolución en Cirenaica sino que su país estaba enfrentando una operación de desestabilización de Al-Qaeda, palabras que provocaron sonrisas –equivocadamente– y que fueron confirmadas por el comandante del US AfriCom en persona. Basta con recordar la inquietud del general Carter F. Ham, quien dirigió las primeras operaciones militares estadounidenses antes de la entrega de esa responsabilidad a la OTAN. El general Carter F. Ham se sorprendió, en efecto, de tener que designar sus blancos terrestres basándose en informaciones proporcionadas por espías conocidos por haber combatido contra las fuerzas aliadas en Afganistán, en otros palabras conocidos como hombres de Ben Laden.

En cuanto a Bahrein, se trata de un territorio que desde 1971 se presenta como un reino independiente. Pero en realidad sigue siendo territorio gobernado por los británicos. En su momento, los británicos designaron al príncipe Khalifa como primer ministro y lo mantuvieron en ese puesto durante 40 años consecutivos, desde la independencia ficticia hasta hoy en día, continuidad que no es nada desagradable para los Sudairi.

El rey Hamad de Bahrein entregó a Estados Unidos una concesión que permitió la instalación del cuartel general naval de Central Command y de la V Flota estadounidense en el puerto de Juffair. En ese contexto, el reclamo popular por una monarquía constitucional significaría el acceso a una verdadera independencia, el fin del tutelaje británico y la retirada de las tropas estadounidenses. Todo ello afectaría a Arabia Saudita y pondría en peligro las bases mismas del sistema.

Así que los Sudairi convencieron al rey de Bahrein de que había que ahogar en sangre las esperanzas populares.

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Garante del orden establecido, el príncipe Nayef es el inflexible ministro del Interior y de Información de Arabia Saudita desde hace 41 años.

El 13 de marzo de 2011, el secretario estadounidense de Defensa Robert Gates llegó a Manama para coordinar las operaciones, que comenzaron al día siguiente con la entrada de tropas especiales sauditas. Conocidas como «las águilas de Nayef» esas fuerzas especiales están bajo el mando directo del príncipe Nayef.

En unos días fueron destruidos todos los símbolos del movimiento de protesta, incluyendo el monumento de la Plaza de la Perla. Cientos de personas fueron muertas o están desaparecidas. La tortura, casi abandonada desde hace una decena de años, se generalizó nuevamente en Bahrein. Los médicos y enfermeras que socorrieron a los manifestantes heridos han sido arrestados en sus hospitales, encarcelados y mantenidos incomunicados, para ser finalmente enviados a los tribunales militares.

Lo más importante de esta terrible represión es, sin embargo, la voluntad de presentar como un conflicto sectario lo que en realidad es la clásica lucha de clases entre un pueblo entero y un grupo de privilegiados vendido al imperialismo extranjero. Como la mayoría de la población de Bahrein es chiíta, mientras que la familia reinante es sunnita, el chiísmo –vehículo del ideal revolucionario del ayatola Komeiny– ha sido designado como blanco. En un mes, las «Águilas de Nayef» han arrasado 25 mezquitas chiítas y dañado otras 253.

Un tribunal de excepción juzgará próximamente a 21 de los principales líderes de las protestas populares, que corren el riesgo de ser condenados a muerte. Más aún que contra los chiítas, la monarquía se ensaña actualmente con Ibrahim Cherif, presidente del partido Waed (izquierda laica), al que acusa de no respetar el orden confesional a pesar de ser sunnita.
A falta de poder desestabilizar Irán, los Sudairi están concentrando sus ataques contra Siria.

La desestabilización de Siria

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Las revoluciones que gozan del favor de los medios tienen incluso sus membretes. Este es el que identifica «The Syrian Revolution 2011» en Facebook.

A principios de febrero de 2011, en momentos en que no había en Siria ningún tipo de manifestación, apareció en Facebook una página titulada The Syrian Revolution 2011. En dicha página se convocaba a un «Día de la cólera» que debía tener lugar el viernes 4. Aunque Al-Jazzera se hizo eco de la convocatoria, esta no encontró seguidores en ninguna parte. El canal de televisión qatarí deploró tal ausencia de reacción y denigró a Siria, calificando ese país de «reino del silencio» (sic).

La denominación misma The Syrian Revolution 2011, en inglés, ya es algo que da que pensar por ser característica de las frases publicitarias. Además, ¿qué verdadero revolucionario pensaría que si no logra concretar su ideal en 2011 no le queda más que regresar a su casa y taparse la cabeza?

Más extraño aún es el hecho que el mismo día de su creación, esa página Facebook registró más de 80 000 amigos. La aparición en tan pocas horas de tantos seguidores virtuales sin que esos seguidores aparecieran después en las calles hace pensar en una manipulación llevada a cabo con el uso de programas informáticos de creación de cuentas, sobre todo si se agrega el hecho que los sirios hacen un uso moderado de Internet y que sólo desde el 1º de enero cuentan con conexiones ADSL.

Los desórdenes comenzaron un mes más tarde en Derra, una pequeña localidad que se encuentra en la frontera con Jordania y a pocos kilómetros de Israel. Desconocidos pagaron a grupos de adolescentes para que pintaran consignas antigubernamentales en las paredes de la localidad. La policía local arrestó a los jóvenes y los trató como criminales, provocando así la cólera de las familias. Las personalidades locales que trataron de interceder pero fueron maltratadas por el gobernador. Los jóvenes recibieron palizas.

Sus enfurecidos familiares atacaron la comisaría para liberarlos. La policía respondió con más brutalidad aún y varias personas resultaron muertas.
El presidente Bachar el-Assad intervino entonces para imponer sanciones a los policías y al gobernador –uno de sus primos que él mismo había enviado a Deraa, lejos de la capital, precisamente para que sacarlo de la circulación.
Se abrió una investigación destinada a aclarar aquel caso de abuso policial, los funcionarios responsables de la violencia fueron acusados y detenidos. Varios ministros viajaron al lugar de los hechos para presentar las excusas y condolencias del gobierno a las familias de las víctimas, excusas y condolencias que fueron públicamente aceptadas.

Todo debía entonces volver a la normalidad. Pero, inesperadamente, desde varios techos, francotiradores enmascarados comenzaron a disparar simultáneamente sobre la multitud y la policía sumiendo la ciudad en el caos. Aprovechando la confusión, individuos armados aparecieron fuera de la ciudad y atacaron un edificio público donde radican los servicios de inteligencia encargados de la observación del territorio sirio del Golan ocupado por Israel. Los servicios de seguridad abrieron fuego en defensa del edificio y de sus archivos. Hubo bajas de ambas partes.

No fue este el único enfrentamiento de ese tipo. Las personalidades locales solicitaron entonces la protección del ejército contra los elementos que estaban atacando la ciudad. Tres mil hombres y fuerzas blindadas fueron desplegados para proteger a los habitantes. En definitiva, entre los infiltrados y el ejército sirio se produjo una batalla muy similar a la que tuvo que librar el ejército libanés en Nahr el-Bared. La diferencia es que, en el caso de Siria, la prensa internacional está deformando los hechos y acusa al ejército sirio de haber atacado a la población de Deraa.

Mientras tantos, varios enfrentamientos se produjeron en Latakia. Mafias especializadas en el contrabando marítimo existen desde hace mucho tiempo en esa ciudad portuaria de Siria. Dichas mafias recibieron armas y dinero provenientes del Líbano y emprendieron actos de vandalismo en el centro de la ciudad. La policía intervino. Por orden del presidente, las fuerzas policiales sólo portaban bastones, o sea no portaban armas. Los gángsteres sacaron entonces sus armas de guerra y mataron a decenas de policías desarmados.

Lo mismo sucedió en la vecina localidad de Banias, una ciudad de menor importancia pero mucho más estratégica ya que en ella se encuentra la principal refinería de petróleo de Siria. En este caso, las fuerzas del orden hicieron uso de sus armas y el enfrentamiento se convirtió en una verdadera batalla.

Finalmente, en Homs, importante ciudad del centro de Siria, varios individuos se presentaron en una mezquita integrista y llamaron a los fieles a manifestar contra «el régimen que está matando a nuestros hermanos en Latakia».
En reacción ante los desórdenes, la población siria salió masivamente a las calles para expresar su apoyo a la República.

Gigantescas manifestaciones, como nunca se habían visto anteriormente en toda la historia de Siria, reunieron repetidamente a cientos de miles de personas en Damasco, Alepo e incluso en Latakia. Los manifestantes coreaban «¡Dios, Siria, Bachar!».

Mientras se recrudecían los enfrentamientos en las localidades afectadas, las fuerzas del orden lograron arrestar a algunos implicados en los combates. Estos confesaron en televisión que fueron reclutados, armados y pagados por un diputado partidario de Hariri e identificado como Jamal Jarrah.

Jamal Jarrah, quien desmiente esas acusaciones, es un amigo del príncipe Bandar. Su nombre aparece vinculado a lo sucedido en el Líbano con el grupo Fatah al-Islam en el campamento de Nahr el-Baraed. Jamal Jarrah es primo de Ziad Jarrah, un yihadista que el FBI señala como responsable del secuestro del vuelo UA93 que se estrelló en Pensilvania el 11 de septiembre de 2001.
También es primo de los hermanos Ali y Youssouf Jarrah, arrestados por el ejército libanés en noviembre de 2008 por espionaje a favor de Israel.

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Desde Londres y París, Ali Saad-al-din Bayanuni (secretario general de la sección siria de los Hermanos Musulmanes) y Abdel-Halim Khaddam (ex vicepresidente de Siria) llaman al derrocamiento del presidente sirio Bachar el-Assad.

Jamal Jarrah desmiente a quienes lo acusan de pertenecer en secreto a los Hermanos Musulmanes. En 1982, los Hermanos Musulmanes trataron de tomar el poder en Siria. Pero fracasaron y fueron entonces objeto de una terrible represión en masa. Ese doloroso suceso parecía olvidado desde la amnistía proclamada por el presidente Bachar el-Assad. Pero no es así porque esa rama de los Hermanos Musulmanes está recibiendo ahora el financiamiento de los Sudairi, que anteriormente rechazaban a los mismos Hermanos Musulmanes. El papel de los Hermanos Musulmanes en los enfrentamientos de Banias es ahora públicamente reconocido.

Jamal Jarrah también parece haber utilizado militantes libaneses de Hizb ut-Tahrir, una organización islamista que tiene su base en Londres y que actúa esencialmente en Asia Central. Hizb ut-Tahrir, que dice ser una organización no violenta, está acusada de haber organizado numerosos atentados en el valle de Fergana, Uzbekistán. Fue precisamente para combatir esa organización que China inició su acercamiento a Rusia en el marco de la Organización de Cooperación Shanghai.

A pesar de varios debates en la Cámara de los Comunes, los responsables de Hizb ut-Tahrir en Londres nunca han tenido problemas con las autoridades británicas y ocupan todos altos cargos en varias transnacionales anglo-estadounidenses.

El Hizb ut-Tahrir abrió una sección en Líbano el año pasado. Allí organizó en aquel momento un congreso al que invitó una serie de personalidades extranjeras, entre las que se encontraba un intelectual ruso de renombre internacional. En el transcurso de los debates, los organizadores exhortaron a la instauración de un Estado islámico y precisaron que, a su entender, los chiítas y los drusos libaneses –e incluso ciertos sunnitas– no son verdaderos musulmanes. Estupefacto ante declaraciones tan extremistas, el invitado ruso rápidamente concedió varias entrevistas a la televisión para distanciarse de aquellos fanáticos.

En un primer momento, las fuerzas sirias de seguridad parecieron desconcertadas ante los acontecimientos. Entrenados en la antigua URSS, los oficiales superiores recurrieron a la fuerza sin preocuparse demasiado por las consecuencias que aquello podía tener para la población. Pero la situación ha ido invirtiéndose poco a poco. El presidente Bachar el-Assad retomó el control, cambió el gobierno, abrogó el estado de urgencia y disolvió la Corte de Seguridad del Estado.

También concedió la ciudadanía siria a los miles de kurdos históricamente privados de ella desde la realización de un censo que había sido cuestionado.
El presidente tomó además una serie de medidas a favor de diferentes sectores de la población, como la abrogación de las multas por retrasos de pagos a las empresas públicas, como la electricidad, etc. Bachar el-Assad satisfizo así las principales demandas populares que servían de alimento a la oposición. Durante el «día de desafío», el viernes 6 de mayo, la suma de manifestantes no llegó a las 50 000 personas en todo el país, a pesar de que Siria cuenta 22 millones de habitantes.

Lo más importante es que el nuevo ministro del Interior, Mohamad al-Sha’ar, llamó a todo el que se hubiera dejado arrastrar a participar en los desórdenes a presentarse espontáneamente a la policía para obtener una amnistía total a cambio de información. Más de 1 100 personas respondieron a su llamado. En pocos días, las autoridades desmantelaron las principales redes y ocuparon numerosos escondites de armas. Al cabo de 5 semanas de violencia, casi todas las ciudades afectadas regresan lentamente a la calma.

Entre los cabecillas identificados y arrestados se encuentran varios oficiales israelíes o libaneses, así como un político libanés vinculado a Saad Hariri. Este intento de desestabilización tendrá, por lo tanto, consecuencias.

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Los Sudairi aprovecharon la enfermedad del rey Abdalá para marginarlo en el seno del gobierno saudita. Con ayuda de Estados Unidos e Israel, pusieron fin al acercamiento entre el soberano saudita y el presidente sirio El-Assad y están supervisando la contrarrevolución árabe.

Un abierto complot

Lo que originalmente fue un complot para derrocar a las autoridades sirias se convirtió en un chantaje público que recurría a la desestabilización como medio de presión. Al comprobar que la revuelta no prosperaba, los diarios árabes antisirios comenzaron a hablar abiertamente y sin el menor pudor de las propuestas que se estaban manejando.

Relataron así los viajes de los negociadores que presentaron las exigencias de los Sudari a las autoridades de Damasco. Según esos periódicos, la violencia terminará sólo cuando Bachar el-Assad obedezca dos órdenes:
- romper con Irán
- y suspender el apoyo sirio a la resistencia en Palestina, Líbano e Irak.

La propaganda internacional

Los Sudairi quieren una intervención militar occidental que acabe con la resistencia siria, como la actual agresión contra Libia. Para ello, han movilizado cierto número de especialistas en propaganda.

Para sorpresa general, la cadena de televisión satelital Al-Jazeera ha cambiado bruscamente su línea editorial. Es un secreto a voces que Al-Jazeera fue creada por voluntad de los hermanos David y Jean Frydman, dos millonarios franceses que fueron consejeros de Yitzakh Rabin y de Ehud Barak. Los hermanos Frydman querían crear un medio de prensa que permitiera un debate entre israelíes y árabes, debate prohibido por la ley en cada uno de los países implicados.

Para conformar el canal recurrieron al emir de Qatar, que al principio sirvió de cobertura. El equipo de redacción fue reclutado entre los miembros del servicio árabe de la BBC, de manera que la mayoría de los periodistas que lo iniciaron son agentes del MI6 británico.

Pero el emir de Qatar tomó el control político del canal, que se convirtió en el brazo ejecutor de su gobierno. Durante años, Al-Jazeera desempeñó efectivamente un papel como elemento de moderación, favoreciendo el diálogo y la comprensión en la región. Pero también ha ayudado a banalizar el apartheid impuesto por el régimen israelí, como si la violencia que practica el ejército del Estado hebreo no fuera otra cosa que deplorables excesos de un régimen finalmente aceptable, cuando en realidad constituyen la esencia misma del sistema.

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Obligado a huir de su país, el ex-presidente dictador tunecino Ben Ali encontró refugio en Arabia Saudita, gracias al príncipe Nayef.

Al-Jazeera, cuya cobertura de las revoluciones en Túnez y Egipto puede calificarse de excepcional, cambió bruscamente de línea editorial en el caso de Libia para convertirse en vocero de los Sudairi. Este giro de 180 grados merece una explicación. El ataque contra Libia es originalmente resultado de un plan franco-británico concebido en noviembre de 2010, o sea antes de la «primavera árabe», plan al que se integró Estados Unidos. París y Londres tenían intenciones de ajustarle las cuentas a Trípoli y de defender sus propios intereses coloniales.

En efecto, en 2005-2006, la NOC [National Oil Corporation, la compañía nacional del petróleo de Libia.] había lanzado 3 licitaciones internacionales para la exploración y la explotación de las reservas libias, las más importantes de África. El coronel Kadhafi impuso entonces sus reglas del juego. Las compañías occidentales firmaron varios acuerdos, ciertamente ventajosos, pero no lo suficiente en opinión de los occidentales. Eran incluso los contratos menos favorables a las transnacionales en todo el mundo. A lo anterior se agregaban diferentes contenciosos vinculados a la anulación de jugosos contratos en materia de equipamiento y de armamento.

Desde los primeros días del supuesto levantamiento de Benghazi, París y Londres instauraron un Consejo Nacional de Transición que Francia reconoció oficialmente como legítimo representante del pueblo libio. Este Consejo creó una nueva compañía petrolera, la LOC, reconocida por la comunidad internacional durante la Cumbre de Londres como entidad con pleno derecho a explotar los hidrocarburos libios. En medio de ese robo a mano armada se decidió que el petróleo libio robado por la LOC se comercializara a través de… Qatar, y que el grupo de contacto de los Estados miembros de la coalición actuante contra Libia se reuniera en lo adelante en Doha.

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Yusef al-Qardawi considera que la liberación de Palestina es importante… pero no tanto como la instauración de la charia.

Inmediatamente, Yusef al-Qardawi, el consultor religioso de Al-Jazeera, comenzó a exhortar diariamente a derrocar al presidente libio Bachar el-Assad. Al-Qardawi preside la Unión Internacional de Ulemas y el Consejo Europeo para la Investigación y la Fatwa. Es el inspirador de los Hermanos Musulmanes, el Islam que predica es una mezcla de «democracia de mercado» al estilo estadounidense y de oscurantismo al estilo saudita y admite el principio de la elección de los dirigentes, a condición de que estos últimos se comprometan a aplicar la charia en su interpretación estrecha.

A Yusef al-Qardawi se unió el ulema saudita Saleh El-Haidane, quien ha exhortado a «matar a un tercio de los sirios para que vivan los otros dos tercios» (sic). ¿Matar a un tercio de la población siria? Eso significa asesinar a los cristianos, los judíos, los chiítas, los alauitas y los drusos. ¿Para que vivan dos tercios? O sea, para instaurar un Estado sunnita antes de que este proceda a depurar su propia comunidad.

Hasta este momento, la única rama de los Hermanos Musulmanes que parece refractaria al poder de seducción de los petrodólares de los Sudairi es la rama palestina, o sea el movimiento Hamas. Su jefe, Khaled Mechaal, confirmó, luego de un breve momento de vacilación, su intención de mantenerse exilado en Damasco así como su respaldo al presidente el-Assad. Con ayuda de este último, el jefe del Hamas actuó para contrarrestar los planes imperialistas y sionistas negociando un acuerdo con al-Fatah, la organización de Mahmud Abbas.

Desde el mes de marzo, Al-Jazeera, la BBC en árabe y el canal de televisión France24 en árabe se han convertido en órganos de propaganda masiva. A golpe de falsos testimonios y de imágenes manipuladas, han venido divulgando acontecimientos fabricados para atribuir a la República Árabe de Siria los mismos estereotipos del régimen tunecino de Ben Ali.

Los mencionados medios de prensa tratan de hacer creer que el ejército sirio es una fuerza represiva comparable a la policía tunecina y que no vacila en disparar sobre pacíficos ciudadanos que luchan por su libertad. Esos mismos medios anunciaron incluso la muerte de un joven soldado supuestamente torturado hasta la muerte por sus superiores por haberse negarse a disparar contra sus conciudadanos. El hecho es que el ejército sirio es una fuerza conformada por reclutas, y el joven soldado cuyos documentos fueron publicados en realidad estaba de permiso. El propio joven lo explicó personalmente a la televisión siria y expresó su deseo de defender su país contra los mercenarios extranjeros.

Los mencionados canales de televisión vía satélite han tratado también de presentar a varias personalidades sirias como personas que lucraban con su posición, al igual que la familia de la esposa del ex primer ministro tunecino Ben Ali. Han concentrado sus críticas en Rami Makhluf, el hombre más rico del país, primo del presidente el-Assad, afirmando que, como en Túnez, Makhluf exigía partes de todas las empresas extranjeras que deseaban implantarse en Siria.

La acusación resulta totalmente infundada en el contexto sirio. En realidad, Rami Makhluf gozó de la confianza del presidente el-Assad para obtener la concesión de la telefonía móvil. Y, al igual que todos los empresarios del mundo que han obtenido ese tipo de concesión, se hizo millonario. La verdadera cuestión es saber si se aprovechó o no de su situación para enriquecerse a costa de los consumidores. La respuesta es negativa. ¡Syriatel propone las tarifas de telefonía móvil más baratas del mundo!

En definitiva, el premio de la mentira se lo lleva Al-Jazeera. La cadena qatarí llegó a transmitir imágenes de una manifestación de 40 000 moscovitas que reclamaban el fin del apoyo ruso a Siria. En realidad eran imágenes de la manifestación anual del 1º de mayo, en la que Al-Jazeera introdujo varios actores para realizar entrevistas falsas.

La reorganización de las redes del príncipe Bandar y de la administración Obama

El dispositivo contrarrevolucionario de los Sudairi está enfrentando un obstáculo. Hasta ahora, los mercenarios del príncipe Bandar peleaban bajo la bandera de Osama Ben Laden, lo mismo en Afganistán que en Bosnia, Chechenia o en otros países.

Considerado inicialmente como un anticomunista, Ben Laden se había convertido poco a poco en un antioccidental. Su movimiento parecía confirmar la ideología del choque de civilizaciones, enunciada por Bernard Lewis y popularizada por su discípulo Samuel Huntington. Conoció su era de gloria con los atentados del 11 de septiembre y la guerra contra el terrorismo: los hombres de Bandar implantaban la violencia en cualquier lugar donde Estados Unidos deseara intervenir.

El periodo actual exige un cambio de imagen para los yihadistas. Se les invita ahora a luchar del lado de la OTAN, como lo hicieron en Afganistán del lado de la CIA y contra el Ejército Rojo. Es conveniente, por lo tanto, volver al discurso prooccidental de antaño y buscarle otro contenido que reemplace el anticomunismo. Esa será la misión ideológica de Yusef al-Qardawi.

Para facilitar ese cambio de look, Washington acaba de anunciar la muerte oficial de Osama Ben Laden. Con la desaparición de esa figura tutelar, los mercenarios del príncipe Bandar podrán movilizarse bajo una nueva bandera. Esta redistribución de los papeles se acompaña de un importante movimiento de personal en Washington.

El general David Petraeus, quien desde su puesto de comandante del CentCom se ocupaba de los tratos con los hombres de Bandar, se convierte ahora en director de la CIA. Esto presagia una retirada acelerada de las tropas de la OTAN que se encuentran en Afganistán y una mayor participación de los hombres de Bandar en las operaciones secretas de la agencia.

Leon Panetta, el director saliente de la CIA, pasa ahora al puesto de secretario de Defensa. Según el acuerdo interno de la clase dirigente estadounidense, dicho puesto debía reservarse a un miembro de la Comisión Baker-Hamilton. El demócrata Panetta, al igual que el republicano Gates, fue miembro de dicha Comisión. En caso de nuevas guerras, Panetta se encargaría de limitar el despliegue de tropas terrestres, con excepción de las Fuerzas Especiales.

En Riad y en Washington ya están haciendo el acta de defunción de la «primavera árabe».
Los Sudairi pueden decir del Medio Oriente lo mismo que el Gatopardo decía de Italia: «Todo tiene que cambiar para que nada cambie y que sigamos siendo los amos».

Fuente
Komsomolskaïa Pravda



Redactado a finales de abril, este texto ha sido completado y actualizado en su edicion francesa para explicar mejor los ultimos acontecimientos que han tenido lugar en el Medio Oriente].

La Red Voltaire autoriza la reproducción de sus artículos a condición de que se cite la fuente y de que no sean modificados ni utilizados con fines comerciales (licencia CC BY-NC-ND).

http://www.voltairenet.org/Dulce-crudo-mio

jueves, 1 de septiembre de 2011

Amadeo Martínez Inglés - Coronel del Estado Mayor y escritor - Críticas desde dentro

Expresar sus opiniones en voz alta le salió muy caro. Este coronel del Estado Mayor fue apartado por una falta de disciplina del servicio activo y recluido cinco meses en la prisión militar de Alcalá de Henares. ¿Su falta? Cuestionar allá por 1990, el servicio militar obligatorio y proponer públicamente la creación de un Ejército profesional. Desde entonces su voz no ha dejado de sonar. Da conferencias, participa en foros, y escribe sobre "la cada vez más necesaria y urgente transformación de la Institución castrense española". Cada libro publicado suscita una nueva polémica.

Texto: Mariló Hidalgo / Foto: Nan

Críticas desde dentro

Intentar resumir aquí dos horas y media de conversación con el coronel Martínez Inglés es una tarea difícil. Tiene una memoria exquisita y aporta todo lujo de detalles en cada tema que abordamos. Su voz suena franca, su mirada busca la de su interlocutor y es persona cercana y de gran sencillez. "Llevo luchando desde siempre por un Ejército profesional, y ello me costó la cárcel y mi carrera. He dado conferencias por toda España, he escrito libros y participado en distintos medios de comunicación, porque creo que aún es posible la creación de un Ejército profesional, pequeño, moderno, a la altura de Europa, y sin necesidad de incrementar presupuestos".
Sus libros son polémicos aunque como él dice "hasta ahora nadie ha replicado nada. Por algo será". Próximamente verá la luz uno sobre los errores cometidos por el Ministro Trillo como responsable del Ministerio de Defensa.

"LO DE IRAK NO FUE UNA GUERRA, FUE UN GENOCIDIO"
"A lo ocurrido en Irak no se le puede llamar guerra, porque para que esto ocurra debe de existir enfrentamiento entre dos ejércitos. Cuando un ataque se produce desde el aire, a veintemil metros de altura, sin opción a que el otro ejército se defienda y utilice sus armas, empleando para ello la tecnología más avanzada... como digo, no es una guerra sino un asesinato en serie, una masacre, un genocidio. Antes en la guerra había enfrentamiento, riesgo. Ahora, los pilotos norteamericanos desde un portaaviones te disparan un misil de crucero, un tomahawk bajo las instrucciones de unos señores que están lejos, en una sala con aire acondicionado, tomándose una coca-cola. Aprietan un botón en un momento determinado y mueren mil, dos mil o tres mil personas. En Afganistán ocurrió lo mismo. Los B-52 lanzaron miles de bombas de saturación y dejaron provincias enteras arrasadas".

"ANTES, LA POBLACION CIVIL ESTABA AL MARGEN DE LA GUERRA..."
"Los Reglamentos militares no contemplan nunca objetivos civiles. Está prohibido hacer fuego y matar gente civil. Ahora los americanos tienen la caradura de llamar a todas estas muertes daños colaterales, porque los consideran errores. No señor mío, hoy si se bombardea a mil metros de altura, no tiene por qué haber bajas civiles porque los sistemas son muy precisos. Ahora bien, si ustedes para no poner en peligro la vida de sus pilotos, bombardean desde la estratosfera, pues es muy posible que haya multitud de víctimas".
-Comenta usted en un artículo que las razones de esta guerra no han sido exclusivamente económicas...
-Uno de los objetivos era el petróleo, pero el fundamental es Israel. Como sabemos, este país estaba en guerra permanente con los países árabes pero tenía auténtico pánico a Irak. Sadam es el único que le ha disparado misiles de verdad y el único que no tendría reparos en declararle la guerra. Por eso, Israel ha presionado a EEUU. Yo antes que el petróleo diría que priman las razones geoestratégicas en la zona.
-¿Por eso el siguiente de la lista es Irán?
-La razón que dan los EEUU para el ataque a Irán es que está desarrollando un plan de armas atómicas. La realidad es que están construyendo su primera central nuclear: España tiene diez, Alemania cuarenta... las tiene todo el mundo. En un futuro, claro que irá a por ello, pero para eso deben transcurrir unos años. La realidad es que Irán siempre ha sido el enemigo de EEUU en la zona, desde aquella famosa crisis de los rehenes. En los 80 la guerra de Irak-Irán fue patrocinada por EEUU, que fue quien dio el plazo, visto bueno, dinero y armas a Sadam -antiguo agente de la CIA-, para que atacase a Irán y frenase las ambiciones expansionistas del Ayatollah. A Sadam lo armaron y al acabar la guerra se vio fortalecido y decidió atacar Kuwait. A partir de ahí los enemigos de Norteamérica ya eran dos: Irán e Irak. Países que son controlados continuamente por satélite y los servicios de inteligencia. De ahí viene también el embargo que durante trece años ha vivido Irak y el que también ha vivido Irán, aunque éste último no ha trascendido porque es ilegal.

"Cuando un ataque se produce desde el aire, a veinte mil metros de altura, sin opción a que el otro ejército se defienda, no es una guerra sino un asesinato en serie, una masacre"

-¿Qué credibilidad puede tener un Gobierno que ha apoyado esta masacre diciendo que Sadam tenía armas de destrucción masiva, cuando se ha visto que todo era una farsa, una excusa para el ataque?
-Nuestro Gobierno, ninguna. Pero esto viene de atrás cuando Aznar se puso en plan vasallo de Bush. ¿La razón? Pues aunque parezca mentira se encuentra en Marruecos. Todo esto viene de la crisis de Perejil. Eso que aquí se ha tomado como una anécdota -sinceramente lo es-, esconde detrás una carga de profundidad. El ministro Trillo lo presentó como una gran victoria del Ejército español cuando en realidad fueron veintiocho soldaditos españoles que no habían pegado un tiro en su vida -por lo menos en combate-, que bajaron de cuatro helicópteros -que no tenían defensa, ni estaban blindados-, sin apoyo aéreo -España no tiene aviones tipo Apache ni nada-, y se enfrentaron a seis pobres gendarmes que resultaron ser infantes de marina marroquíes. Éstos no reaccionaron porque no tenían ninguna orden de combatir. La auténtica intención de Mohamed VI -que es muy inteligente- era provocar un incidente diplomático para presionar a España en la cuestión del Sahara. No buscaba una guerra con España, no porque no la hubiese ganado, ya que ellos poseen un Ejército contra el que hoy por hoy no tenemos nada que hacer, sino porque EEUU no le deja. Colin Powell no fue mediador en este conflicto, sino que se encargó de dar un tirón de orejas a ambas partes: no quería ningún conflicto en el Mediterráneo occidental porque tiene intereses en la zona; en España tiene bases militares y en Marruecos también, además de intereses petrolíferos. Así que tuvieron que dar marcha atrás los dos. En el fondo, tanto el presidente del Gobierno, como el ministro Trillo y los mandos militares estaban asustadísimos porque el Ejército español en estos momentos, no tiene soldados. Los pocos que hay están en Bosnia, Macedonia y Afganistán. El Ejército español no existe, existe una infraestructura burocrática, oficinas, cuarteles generales, palacios... pero no podemos reunir a más de mil soldados. La actitud de Aznar como vasallo de Bush ha sido porque a raíz de lo de Perejil se han dado cuenta de la situación de indefensión y han pensado que el único que nos puede salvar es el amo, el emperador.
-Luego... ¿la crisis con Marruecos sólo se ha aplazado?
-El encontronazo de España con Marruecos está cantado. Yo le doy tres, cuatro o cinco años. ¿Por qué? Porque ellos no quieren renunciar a Ceuta y Melilla, incluso Canarias figura en los mapas que enseñan los marroquíes a los niños. Cuando Mohamed VI tenga digerido lo del Sahara y tenga el beneplácito de EE.UU. -que en el futuro se lo puede dar-, lo de Ceuta y Melilla es cuestión de horas.

"NO PUEDEN MANDAR A LEGIONARIOS A DESEMPEÑAR UNA LABOR QUE CORRESPONDE A LAS ONG".
"Las misiones de los ejércitos modernos están muy claras: estar preparados continuamente para defender la soberanía y la integridad de un territorio. No puedes tener a todo el Ejército desplegado por todo el mundo haciendo de ONG, sin medios y sin equipos. España empezó a mandar gente al exterior -oficiales y suboficiales- en el 89 en misión humanitaria bajo el mando de Naciones Unidas. Aquello fue bien visto en el Ejército ya que sobraban oficiales, el hecho de salir fuera estaba incentivado con un buen sueldo y además aportaba una buena imagen al Ejército. La cosa fue a más cuando Felipe González, con ese ansia que ahora también tiene Aznar de que España figure como una gran potencia, se compromete a mandar soldados a Bosnia en misión humanitaria. Para reunir aquel batallón blindado hubo que hacer una especie de recolecta entre todas las unidades del Ejército español. Luego llegó Macedonia, Afganistán... y todo porque el Gobierno de turno quiere estar en todas las partes. Y además, estos soldados son enviados en plan precario, como se ha visto con los del Yak-42".

EL ACCIDENTE DEL YAK-42: LOS RESPONSABLES
"Cuando el ministro Trillo y el jefe del Ejército dicen que no se habían enterado de las condiciones en las que viajaban estos soldados, me lo creo. Cuando un militar hace una salida con soldados a su cargo y regresa al punto de la misión, tiene que elaborar un informe preceptivo. Esos informes llegan al Estado Mayor y se suelen archivar. Nadie los lee porque son muy largos y contienen cuestiones como los problemas con el catering, averías de la calefacción, etc. Para que aquello hubiese quedado registrado tendría que haberse dado un parte por escrito a sus jefes. Un documento muy escueto que automáticamente el que lo recibe tiene la obligación de pasarlo ante un juez, que será el que al final abra una investigación o lo desestime. Esa gente en vez de contarlo a sus familias debió dar parte. ¿Y sabes por qué no lo hicieron? Por dos razones. Una, esta disciplina prusiana y anacrónica que existe en el Ejército español. Una disciplina ciega que no te deja respirar, donde no se puede hablar porque es considerado una falta de disciplina. La otra razón es económica. Esta gente puede cobrar en el exterior mucho dinero porque va con una 'dieta de extranjero' que puede multiplicar por tres o cuatro su sueldo. Estos pobres han muerto porque se han callado, no han cumplido con su obligación y han perdido la vida por ello. Pero también hay responsabilidades fuertes en el Ejército. Según el Reglamento, un general que está al mando de tropas tiene que velar por la seguridad de su gente, de la comida, de su armamento... y si van al extranjero ver en qué aviones viajan. Tú no te puedes fiar de lo que te diga un ministro. Él es tu mando administrativo y político, pero el mando de las tropas lo tiene el general, y ninguno inspeccionó los aviones. La realidad es que cientos de miles de soldados han viajado en aviones que no reunían las condiciones mínimas de vuelo".

"Federico Trillo es uno de los peores ministros que ha tenido España en el Ministerio de Defensa. Su gestión ha sido nefasta"

"NO ES CUESTIÓN DE PRESUPUESTO"


¿Los problemas vienen derivados de una falta de Presupuesto? "Ellos dicen que son escasos respecto a los europeos, cuando se recibe un billón doscientos mil millones de pesetas además de lo que se está recaudando como consecuencia de la venta de locales, terrenos, antiguos cuarteles, miles de metros cuadrados que están siendo vendidos a precio de mercado. Con todo ello, pienso que el problema no está en el dinero sino cómo se gasta ese dinero Defensa. Por ejemplo, llevamos ocho o diez años apoyando con dinero por adelantado, un proyecto de un avión que ya se ha quedado obsoleto. No por sus características sino porque no pinta nada en el Ejército español, ya que está diseñado para luchar contra el Pacto de Varsovia, ya desaparecido. Bien, pues en ese proyecto que aún no se ha materializado hemos invertido más de medio billón de pesetas y está previsto gastar otro medio billón cuando llegue el primer avión. España lo que necesita es aviones tácticos, con características para combatir contra las tropas de tierra. Al final nos hemos gastado una millonada en comprar setenta aviones que no nos van a servir para nuestros intereses. Por otro lado, las fragatas que están comprando ahora son muy modernas, de tipo defensivo, de escolta para grandes grupos de ataque como son los portaaviones norteamericanos, pero para lo que nosotros necesitamos tampoco nos sirven. Si hablan de un aumento en el Presupuesto yo lo invertiría en aumentar el sueldo de los soldados, que cobran una miseria. Personas con una buena preparación intelectual no se merecen cobrar un sueldo de 90.000 pesetas. Hoy por hoy deberían de cobrar 180.000 pesetas, que es casi lo que cobra un guardia civil".

LOS ERRORES DE TRILLO


"Son muchos y los recojo en mi próximo libro: El Ejército de Trillo. La chapuza nacional". Para mí, se trata de uno de los peores ministros que ha tenido España en el Ministerio de Defensa y lo demuestro con los hechos. Su gestión ha sido nefasta porque tenía una misión muy importante que hacer, que era profesionalizar el Ejército y aunque la transición empezó con su antecesor Eduardo Serra, él no ha sabido aprovechar el tirón.
La primera cuestión es que está muy mal asesorado. Se entiende que un civil no tiene porqué saber cosas del Ejército, pero para eso están los asesores. Al no estar bien asesorado, comete errores.
El primero fue con el Desfile de las Fuerzas Armadas del año 2000. Su antecesor había decidido que fuese en Barcelona, un error que pudo corregir, pero no lo hizo . Fue allí y se le plantan todos los movimientos antimilitaristas, objetores y el propio Ayuntamiento que le prohíbe hacer el desfile por la Diagonal porque los tanques estropean el pavimento. De ahí la invitación pasa al circuito de Montjuïc, un espacio cerrado donde sólo pueden asistir unos pocos invitados. Al siguiente año se le ocurre montar en una playa de Alicante un teatrillo de un desembarco con la Infantería de Marina: 500 soldados, la televisión, la radio... Eso no fue un error, eso fue un gran ridículo. Siguiendo con los errores, sólo a él se le ocurre contratar a empresas civiles para velar por la seguridad de los acuartelamientos. En un cuartel normal, todavía, pero en la Academia Militar de Zaragoza -Sancta Sanctorum del Ejército español-, aquello fue un insulto.
Otro error: tratar de fichar a inmigrantes para que se conviertan en soldados del Ejército español. ¿Quieres hacer un Ejército profesional y traes a gente con un nivel cultural bajísimo, que viene a este país por cuatro perras? Al final lo dejaron y pasaron a la empresa privada. Pero en esa operación, el Ejército español se gastó mucho dinero.
Un error más. Promete una subida de sueldo a uno de julio de 2002. Pero resulta que no había contado para ello con el ministro de Hacienda que es quien tiene la llave del dinero. Al final el ministro de Hacienda dijo no, y esa subida que todo el mundo esperaba se convirtió en diez mil pesetas más.
La campaña de publicidad en televisión fue otro de sus errores. España es antimilitarista, y sólo a él se le ocurre hacer una propaganda en televisión donde sólo salen tanques, soldados disparando, aviones... Usted no puede vender eso. Usted tiene que hablar de un sueldo, una profesión con futuro, que te asegure la vida, que tenga otras salidas... Así un joven nunca se sentirá atraído por el Ejército."

"Estados Unidos fue quien dio el visto bueno, dinero y armas a Sadam -antiguo agente de la CIA- para que atacase a Irán y frenase las ambiciones expansionistas del Ayatollah"

-¿El Ejército parece entonces una especie de instrumento utilizado por el partido de turno para conseguir sus intereses?
-El Ejército español ha sido durante años un poder fáctico importante. DURANTE LA DICTADURA fue un instrumento de Franco para perpetuar su poder. Los altos mandos eran partidarios acérrimos suyos, ya que eran compañeros de la guerra civil. En cada ciudad importante había un Regimiento, pero no por razones estratégicas sino como defensa del Régimen de Franco contra el pueblo español. Muere Franco y sube Juan Carlos. Mientras, el Ejército sigue con un poder fáctico vigilando la transición española para que todo siguiera sus directrices. Posteriormente tiene lugar el 23-F, un golpe que nunca existió como digo en mi libro. Un golpe incitado por los franquistas para retirar al Rey y a la democracia, y poner a otro militar en su lugar, un caudillo como Franco que velase por "su testamento". Cuando ven que el Rey se pronuncia a favor de la democracia, todo se da la vuelta. Al final tanto el Rey como la democracia salen reforzados, y el Ejército, humillado por completo.
Llega NARCIS SERRA, MINISTRO DEL PSOE que consigue con su partido más de diez millones de votos en las elecciones de 1982. Eso supone un importante poder moral a la hora de enfrentarse a la cúpula militar. Felipe González no quería más golpes de militares y lo que hizo este ministro fue triturar al sistema disolviendo las unidades. Destruyó las unidades operativas y luego compró a la cúpula militar. A unos les ofreció el retiro, a otros les arrestó, a los que desistieron de su empeño les aumentó el sueldo hasta cinco veces, les dio un coche blindado... Desaparecían unidades pero la parafernalia del Ejército seguía en pie. Aún ahora arrastramos todo esto.
-En un artículo asegura que existen indicios racionales de que el ejército norteamericano ha empleado armas de destrucción masiva en la guerra de Irak. ¿Sigue apoyando esa tesis?
-Sí, no tengo datos concretos pero basándome en mis conocimientos de la guerra, mis estudios del ejército de Sadam y del ejército americano, estoy convencido que EEUU ha empleado armas de destrucción masiva en Irak y Afganistán. Se trata de armas muy sofisticadas, nucleares, derivadas de las nucleares, o de neutrones, de tipo táctico, muy pequeñas que pueden ser disparadas con un cañón convencional. Son limpias, apenas tienen radiactividad y sin embargo destruyen todo tipo de vida orgánica, respetando edificios, tanques, pero pulverizando tejidos, huesos... Son armas de última generación que por supuesto posee EEUU.
-¿Cuándo cree que fueron utilizadas?
-Antes de comenzar la guerra una periodista me preguntó cómo veía el tema. Yo le dije que creía que no habría guerra, los americanos no tenían tropas suficientes y si la hacían sería un suicidio, salvo que contasen con algún arma secreta. En la pasada guerra del Golfo metieron quinientos mil soldados, más ciento y pico mil de la coalición. Ahora sólo contaban con ciento y poco mil. Avanzaron mucho por el desierto porque no había tropas, pero cuando llegaron a primera línea defensiva de Bagdad se frenaron. No sólo por la tormenta de arena, sino porque tras de sí tenían una cola logística de 300 Kms., el enemigo en la retaguardia -gran error estratégico-. Basora y Um Qsar estaban sin ocupar, llevaban siete días combatiendo, teniendo que racionar comida, gasolina... Bush llegó a decir que era necesario enviar a 120.000 soldados más porque no se esperaban esa resistencia. Pero todo cambió unos días después. De pronto Aznar dice que "las próximas horas serán decisivas para el porvenir de la guerra" y aquello me dio que pensar. En efecto. En sólo 48 horas las tropas de Sadam aguerridas, dispuestas a morir -yo las he estudiado con detalle- que estaban cercanas a Kerbala, a unos 100 Km de Bagdad, desaparecen mientras la capital es sometida a un bombardeo masivo. ¿Qué ha pasado? Para un estratega esto es inconcebible, no salen las cuentas. Dos divisiones con cuarenta mil hombres y quinientos tanques no pueden desaparecer de la noche a la mañana. A mi entender, el ejército norteamericano puso en marcha un operativo de urgencia -dado que la guerra se les estaba escapando de las manos-, que pulverizó a las dos divisiones en 48 horas, enmascarando todo ello con un bombardeo masivo sobre Bagdad. Desde el punto de vista militar, no tiene otra explicación. Eso o que los soldados se rindieran. Pero la realidad es que se trata de un ejército muy aguerrido y además es que no hay constancia de presos en el único campo de concentración que existe, ni han aparecido cadáveres.
Posteriormente escuché a un analista irakí en Al Jazeera comentar algo en este sentido. En España fueron recogidas esas mismas declaraciones en el periódico El Mundo. Pero no he escuchado ningún desmentido ni comentario al respecto. Ha sido una información que ha quedado ahí, perdida como tantas otras...

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